Votre panier est vide.

L'avenir de nos enfants / Élisée Reclus

Par Reclus, Élisée (1830-1905)

Format : 15x22 cm - 7 pages

Disponibilité : disponible

Produit Prix Quantité
L'avenir de nos enfants / Élisée Reclus
8,90 €

Biographie

Reclus, Élisée, écrivain et géographe français, né à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) le 15 mars 1830. Il est fils d’un pasteur protestant qui l’envoya compléter ses études à la Faculté protestante de Montauban et à Berlin. De très-bonne heure, M. Reclus se signala par son amour de la liberté et son attachement pour les idées républicaines. Forcé de quitter la France après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, il se mit à voyager et visita successivement les îles britanniques, les Etats-Unis, l’Amérique du Sud, particulièrement la Nouvelle-Grenade, où il passa plusieurs années. De retour en France en 1857, le jeune savant rapportait de ses longues pérégrinations un grand nombre de notes et d’indications précieuses qu...

Lire la biographie complète ...

Biographie

Reclus, Élisée, écrivain et géographe français, né à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) le 15 mars 1830. Il est fils d’un pasteur protestant qui l’envoya compléter ses études à la Faculté protestante de Montauban et à Berlin. De très-bonne heure, M. Reclus se signala par son amour de la liberté et son attachement pour les idées républicaines. Forcé de quitter la France après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, il se mit à voyager et visita successivement les îles britanniques, les Etats-Unis, l’Amérique du Sud, particulièrement la Nouvelle-Grenade, où il passa plusieurs années. De retour en France en 1857, le jeune savant rapportait de ses longues pérégrinations un grand nombre de notes et d’indications précieuses qu’il ne devait pas tarder à utiliser. Devenu rédacteur de la Revue des Deux-Mondes, du Tour du monde et d’autres recueils, il y publia des articles qui furent extrêmement remarqués. Les études qu’il fit paraître dans le premier de ces recueils sur la guerre de sécession d’Amérique eurent notamment un grand retentissement et contribuèrent à éclairer l’opinion publique, alors mal renseignée et encore indécise sur la justice de la cause que défendait Lincoln. Le ministre des Etats-Unis à Paris fit proposer, à titre de remerciement, à M. Reclus, une importante somme d’argent ; mais le jeune savant, qui écrivait pour le triomphe du droit et de la liberté et non pas pour une récompense pécuniaire, refusa noblement cette offre généreuse, bien qu’il fût dans une situation voisine de la gêne.
A cette époque, M. Reclus collaborait aux Guides-Joanne. Par l’exactitude des renseignements, la précision des détails, la science des faits historiques, la couleur et le charme du style, il sut faire de ces ouvrages, ordinairement arides, des livres d’une lecture aussi attrayante qu’instructive. Depuis lors, il a publié des ouvrages de géographie générale d’une haute importance et qui ont mis le sceau à sa réputation, non seulement en France, mais encore à l’étranger. Il s’est placé au premier rang de ces vulgarisateurs habiles qui répandent dans le public lettré les résultats de la science. La Société de géographie, après l’avoir appelé dans son sein, le nomma membre de la commission centrale. Par horreur du despotisme et de l’Empire, M. Elisée Reclus se fit affilier à l’Internationale en 1869. Lors de l’investissement de Paris par les Prussiens (sept. 1870), il fit partie de la garde nationale sans accepter de grade et demanda à être incorporé dans les bataillons de marche, bien qu’il fût marié et père de deux enfants. Las de l’état d’inertie dans lequel on maintenait la garde nationale, il entra dans la compagnie d’aérostatiers de Nadar. « Quand M. Reclus se présenta à moi, raconte ce dernier, je lui dis : « Songez à ce qu’on attend de nous : pas de solde, c’est une condition essentielle ; coucher sur la place Saint-Pierre (où on attrapait force rhumatismes, je m’en suis aperçu depuis) ; enfin courir les risques et les dangers de ces ascensions bien plus grands que ceux des ascensions libres. » A toutes ces observations, M. Reclus ne répondit rien, sinon qu’il persistait dans ses idées… Depuis lors, il fit partie de notre compagnie d’aérostatiers. Son zèle ne s’est jamais démenti. Il venait le matin chez moi me demander s’il n’y avait rien à faire, et quand je voulais diminuer son ardeur, il répondait : « C’est que, si nous n’avions rien à faire, j’irais passer le temps aux remparts. »
Après la révolution du 18 mars 1871, M. Elisée Reclus publia dans le Cri du peuple (25 mars) un manifeste dans lequel, tout en désapprouvant avec vivacité la conduite du gouvernement, il se prononçait avec énergie pour la conciliation, contre toute effusion de sang. « Notre salut, disait-il, est dans l’union et la concorde. Entre républicains, entre concitoyens et Français, ce n’est point au canon et au fusil de prononcer, mais au suffrage universel. » Envoyé en reconnaissance sur le plateau de Châtillon le 5 avril au matin, il fut enveloppé avec quelques autres gardes nationaux et fait prisonnier par des soldats de l’armée de Versailles. Après sept mois de détention à Brest, ou il donna des leçons de mathématiques à ses codétenus, M. Elisée Reclus fut traduit, le 15 novembre 1871, devant le 7e conseil de guerre, à Saint-Germain, et condamné à la déportation simple. Le monde savant s’émut de voir frapper si durement cet honnête homme, cette âme généreuse, ce vaillant écrivain. Au mois de décembre, un grand nombre d’hommes éminents, notamment Darwin, le professeur Williamson, lord Amberley, adressèrent d’Angleterre au chef du pouvoir exécutif une pétition où se trouvait ce passage : « Nous osons penser que la vie d’un homme tel que M. Elisée Reclus, dont les services rendus à la cause de la littérature et de la science, services reconnus par un nombreux public, ne nous semblent qu’une promesse, pour ainsi dire, d’autres services plus grands encore, que la maturité vigoureuse de son esprit rendra dans l’avenir à cette même cause ; nous osons penser que cette vie appartient non-seulement au pays qui la vit naître, mais au monde entier, et qu’en réduisant ainsi au silence un tel homme ou en l’envoyant languir loin des centres de la civilisation, la France ne ferait que se mutiler et qu’amoindrir son influence légitime sur le monde. » Ce chaleureux appel fut entendu. Le 4 janvier 1872, M. Thiers commua la peine de la déportation en celle du bannissement. M. Reclus quitta alors la France et alla habiter l’Italie, où il reprit ses travaux. Au mois de février 1874, il y perdit sa jeune femme qui partageait son exil.
Indépendamment de nombreux articles, on doit à ce remarquable savant : Guide du voyageur à Londres (1860, in-12) ; Voyage à la sierra Nevada de Sainte-Marthe (1861, in-12) ; Londres illustré (1862, in-12), guide spécial pour l’Exposition de 1862 ; les Villes d’hiver de la Méditerranée et des Alpes-Maritimes (1861, in-12), ouvrage extrêmement remarquable ; Histoire d’un ruisseau, un petit chef-d’œuvre ; une belle Introduction au Dictionnaire des communes de France d’Ad. Joanne (1864) ; la Terre, description des phénomènes de la vie du globe (1867-1868, 2 vol. in-8°) ; ce grand ouvrage, un des meilleurs du genre, unit la solidité du fond à l’agrément de la forme, et la beauté des cartes, des figures qu’il contient en fait une œuvre d’art. La Terre, traduite en plusieurs langues, a fondé la réputation de M. Reclus en France et à l’étranger. Citons encore : Nice, Cannes, Monaco, Menton, San-Remo (1870, in-12) ; enfin les Phénomènes terrestres (1872, 2 vol. in-12), reproduction abrégée et beaucoup moins luxueuse de la Terre. « Cet ouvrage, dit M. Marchand, met une mine de renseignements intéressants à la portée de tous… Il éveille notre curiosité et allume en nous le désir de l’investigation personnelle. En appelant notre attention sur des phénomènes et des transformations que l’on peut suivre et observer sans peine, en partie du moins, il nous invite a entreprendre nous-mêmes l’étude directe de la nature, à pénétrer plus avant dans le sanctuaire de cette science dont les révélations sont une lumière fortifiante. »


Informations sur l'ouvrage

Nom L'avenir de nos enfants / Élisée Reclus
Auteur Reclus, Élisée (1830-1905)
Biographie Reclus, Élisée, écrivain et géographe français, né à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) le 15 mars 1830. Il est fils d’un pasteur protestant qui l’envoya compléter ses études à la Faculté protestante de Montauban et à Berlin. De très-bonne heure, M. Reclus se signala par son amour de la liberté et son attachement pour les idées républicaines. Forcé de quitter la France après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, il se mit à voyager et visita successivement les îles britanniques, les Etats-Unis, l’Amérique du Sud, particulièrement la Nouvelle-Grenade, où il passa plusieurs années. De retour en France en 1857, le jeune savant rapportait de ses longues pérégrinations un grand nombre de notes et d’indications précieuses qu’il ne devait pas tarder à utiliser. Devenu rédacteur de la Revue des Deux-Mondes, du Tour du monde et d’autres recueils, il y publia des articles qui furent extrêmement remarqués. Les études qu’il fit paraître dans le premier de ces recueils sur la guerre de sécession d’Amérique eurent notamment un grand retentissement et contribuèrent à éclairer l’opinion publique, alors mal renseignée et encore indécise sur la justice de la cause que défendait Lincoln. Le ministre des Etats-Unis à Paris fit proposer, à titre de remerciement, à M. Reclus, une importante somme d’argent ; mais le jeune savant, qui écrivait pour le triomphe du droit et de la liberté et non pas pour une récompense pécuniaire, refusa noblement cette offre généreuse, bien qu’il fût dans une situation voisine de la gêne. A cette époque, M. Reclus collaborait aux Guides-Joanne. Par l’exactitude des renseignements, la précision des détails, la science des faits historiques, la couleur et le charme du style, il sut faire de ces ouvrages, ordinairement arides, des livres d’une lecture aussi attrayante qu’instructive. Depuis lors, il a publié des ouvrages de géographie générale d’une haute importance et qui ont mis le sceau à sa réputation, non seulement en France, mais encore à l’étranger. Il s’est placé au premier rang de ces vulgarisateurs habiles qui répandent dans le public lettré les résultats de la science. La Société de géographie, après l’avoir appelé dans son sein, le nomma membre de la commission centrale. Par horreur du despotisme et de l’Empire, M. Elisée Reclus se fit affilier à l’Internationale en 1869. Lors de l’investissement de Paris par les Prussiens (sept. 1870), il fit partie de la garde nationale sans accepter de grade et demanda à être incorporé dans les bataillons de marche, bien qu’il fût marié et père de deux enfants. Las de l’état d’inertie dans lequel on maintenait la garde nationale, il entra dans la compagnie d’aérostatiers de Nadar. « Quand M. Reclus se présenta à moi, raconte ce dernier, je lui dis : « Songez à ce qu’on attend de nous : pas de solde, c’est une condition essentielle ; coucher sur la place Saint-Pierre (où on attrapait force rhumatismes, je m’en suis aperçu depuis) ; enfin courir les risques et les dangers de ces ascensions bien plus grands que ceux des ascensions libres. » A toutes ces observations, M. Reclus ne répondit rien, sinon qu’il persistait dans ses idées… Depuis lors, il fit partie de notre compagnie d’aérostatiers. Son zèle ne s’est jamais démenti. Il venait le matin chez moi me demander s’il n’y avait rien à faire, et quand je voulais diminuer son ardeur, il répondait : « C’est que, si nous n’avions rien à faire, j’irais passer le temps aux remparts. » Après la révolution du 18 mars 1871, M. Elisée Reclus publia dans le Cri du peuple (25 mars) un manifeste dans lequel, tout en désapprouvant avec vivacité la conduite du gouvernement, il se prononçait avec énergie pour la conciliation, contre toute effusion de sang. « Notre salut, disait-il, est dans l’union et la concorde. Entre républicains, entre concitoyens et Français, ce n’est point au canon et au fusil de prononcer, mais au suffrage universel. » Envoyé en reconnaissance sur le plateau de Châtillon le 5 avril au matin, il fut enveloppé avec quelques autres gardes nationaux et fait prisonnier par des soldats de l’armée de Versailles. Après sept mois de détention à Brest, ou il donna des leçons de mathématiques à ses codétenus, M. Elisée Reclus fut traduit, le 15 novembre 1871, devant le 7e conseil de guerre, à Saint-Germain, et condamné à la déportation simple. Le monde savant s’émut de voir frapper si durement cet honnête homme, cette âme généreuse, ce vaillant écrivain. Au mois de décembre, un grand nombre d’hommes éminents, notamment Darwin, le professeur Williamson, lord Amberley, adressèrent d’Angleterre au chef du pouvoir exécutif une pétition où se trouvait ce passage : « Nous osons penser que la vie d’un homme tel que M. Elisée Reclus, dont les services rendus à la cause de la littérature et de la science, services reconnus par un nombreux public, ne nous semblent qu’une promesse, pour ainsi dire, d’autres services plus grands encore, que la maturité vigoureuse de son esprit rendra dans l’avenir à cette même cause ; nous osons penser que cette vie appartient non-seulement au pays qui la vit naître, mais au monde entier, et qu’en réduisant ainsi au silence un tel homme ou en l’envoyant languir loin des centres de la civilisation, la France ne ferait que se mutiler et qu’amoindrir son influence légitime sur le monde. » Ce chaleureux appel fut entendu. Le 4 janvier 1872, M. Thiers commua la peine de la déportation en celle du bannissement. M. Reclus quitta alors la France et alla habiter l’Italie, où il reprit ses travaux. Au mois de février 1874, il y perdit sa jeune femme qui partageait son exil. Indépendamment de nombreux articles, on doit à ce remarquable savant : Guide du voyageur à Londres (1860, in-12) ; Voyage à la sierra Nevada de Sainte-Marthe (1861, in-12) ; Londres illustré (1862, in-12), guide spécial pour l’Exposition de 1862 ; les Villes d’hiver de la Méditerranée et des Alpes-Maritimes (1861, in-12), ouvrage extrêmement remarquable ; Histoire d’un ruisseau, un petit chef-d’œuvre ; une belle Introduction au Dictionnaire des communes de France d’Ad. Joanne (1864) ; la Terre, description des phénomènes de la vie du globe (1867-1868, 2 vol. in-8°) ; ce grand ouvrage, un des meilleurs du genre, unit la solidité du fond à l’agrément de la forme, et la beauté des cartes, des figures qu’il contient en fait une œuvre d’art. La Terre, traduite en plusieurs langues, a fondé la réputation de M. Reclus en France et à l’étranger. Citons encore : Nice, Cannes, Monaco, Menton, San-Remo (1870, in-12) ; enfin les Phénomènes terrestres (1872, 2 vol. in-12), reproduction abrégée et beaucoup moins luxueuse de la Terre. « Cet ouvrage, dit M. Marchand, met une mine de renseignements intéressants à la portée de tous… Il éveille notre curiosité et allume en nous le désir de l’investigation personnelle. En appelant notre attention sur des phénomènes et des transformations que l’on peut suivre et observer sans peine, en partie du moins, il nous invite a entreprendre nous-mêmes l’étude directe de la nature, à pénétrer plus avant dans le sanctuaire de cette science dont les révélations sont une lumière fortifiante. »
Date de publication 1 janv. 1886
Siècle XIX
Éditeur C. Lagache (Lille)
Langue Français
Source Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-R-28438
Thème Sciences sociales

Impression : Doc carré collé - papier bouffant 80g - couverture ivoire texturée - Noir & Blanc

Mots clés

Utilisez un espace pour separer vos mots clés. Utilisez l'apostrophe (') pour rédiger une phrase.