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La folle Journée, ou Le mariage de Figaro , comédie en 5 actes, en prose, par M. de Beaumarchais, représentée pour la première fois par les Comédiens français ordinaires du Roi, le mardi 27 avril 1784

Par Beaumarchais, Pierre-Augustin Caron de (1732-1799)

Format : 15x22 cm - 224 pages

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La folle Journée, ou Le mariage de Figaro , comédie en 5 actes, en prose, par M. de Beaumarchais, représentée pour la première fois par les Comédiens français ordinaires du Roi, le mardi 27 avril 1784
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Résumé

« Le Mariage de Figaro », également appelée « La Folle Journée », est une célèbre comédie écrite par Beaumarchais en 1778. Divisée en en cinq actes, la pièce fait suite au « Barbier de Séville » composée trois ans plus tôt : elle constitue le deuxième volet de la trilogie du « roman de la famille Almaviva ». L’action se déroule en Espagne dans la demeure du comte Almaviva. Dans la pièce précédente, le comte avait épousé Rosine pourtant promise au vieux médecin Bartholo, grâce aux services de son valet Figaro. Ce dernier va s’attirer les foudres de son maître en épousant Suzanne, femme de chambre de la comtesse. Voulant à tout prix s’opposer à cette union, le comte multiplie les ruses à l’encontre de son valet. Figaro, entre manigances et mensonges, va faire preuve d’une intelligence à toute épreuve face à son maître, le tout avec une gaieté aussi naturelle que déroutante. La pièce, censurée pendant plusieurs années, dénonce avec habileté les privilèges de la noblesse. Comédie emblématique des prémices de la Révolution française, elle obtiendra un succès sans précédent à sa première représentation le 27 avril 1784. Lire le résumé complet ...

Description

"LE MARIAGE DE FIGARO", UNE CÉLÈBRE CRITIQUE DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE

« Le Mariage de Figaro » ou « La Folle journée », comédie en cinq actes et en prose, de Beaumarchais (Comédie-Française, 27 avril 1784). C'est une suite du « Barbier de Séville », la seconde partie de la trilogie qui se termine par la « Mère coupable », et certainement la conception la plus forte de Beaumarchais. Il y a moins de gaieté et d'insouciance que dans le « Barbier »; mais l'audace des situations et la hardiesse des doctrines sont telles, qu'on ne peut s'étonner des difficultés sans nombre suscitées a l'auteur avant la représentation, et des haines qui le poursuivirent après. Une comédie telle que « le Mariage de Figaro » ne pouvait qu'être grosse d'orages ; on y entend derrière la scène comme le grondement lointain de la Révolution qui se prépare. Une société qui méritait d'être ainsi bafouée et qui riait la première des coups de fouet qu'on lui cinglait si vertement était bien près de périr.

RÉSUMÉ DÉTAILLÉ

Le sujet de la pièce est simple, mais Beaumarchais en a tiré sans fatigue cinq actes bien remplis. Figaro, après avoir si bien manœuvré pour enlever Rosine au docteur Bartholo et la faire épouser au comte Almaviva, veut tâter à son tour du mariage et va épouser Suzanne, la camériste de la comtesse. Mais Almaviva, ce grand seigneur blasé dans lequel Beaumarchais a personnifié tous les vices et tonte la légèreté de la noblesse française, Almaviva est déjà las de sa femme et lorgne en dessous la camériste; Figaro va avoir à déployer, pour défendre son bien, tout l'esprit d'intrigue qu'il a mis jusque-là au service des amours de son maître. Il manque d'abord de tomber dans son propre piège; pour donner de l'occupation au comte, il n'imagine rien de mieux que de l'inquiéter sur la comtesse. C'était jouer de malheur, car la pauvre Rosine délaissée éprouve un doux penchant pour le page Chérubin, et justement elle est en train de costumer en femme, avec l'aide de Suzanne, le joli page, lorsque Almaviva, mis en éveil par le billet, entre chez elle, manque de surprendre Chérubin et fait une scène effroyable. Chérubin a sauté par la fenêtre et c'est Suzanne qu'il trouve dans le cabinet; mais les mensonges de Figaro et le trouble de la comtesse suffisent pour accroître ses soupçons. Il se croit berné par Suzanne, et comme il doit connaître, en sa qualité de juge féodal, d'une opposition au mariage de Figaro, il se promet bien de donner gain de cause à Marceline, qui réclame pour époux le trop galant barbier. La scène de l'audience est la satire la plus vive de ces justices provinciales qui existaient encore, peu avant 1789, au fond des manoirs seigneuriaux et même un peu aussi la satire des tribunaux de toutes sortes. Le juge Brid'oison, avec son amour de la forme et ses axiomes juridiques, est un type achevé, toujours vivant, de bêtise et de suffisance. Suzanne gagne le procès de Figaro en promettant pour le soir, au comte, un rendez-vous sous les grands marronniers ; ce n'est qu'une comédie, la comtesse doit prendre sa mante et se faire courtiser incognito par son mari; mais Figaro, à qui l'on a caché l'intrigue, surprend la réponse du comte au billet de Suzanne, et après s'être quelque peu abandonné au désespoir dans le monologue resté fameux qui ouvre le cinquième acte, assiste et prend part lui-même à l'amusant imbroglio qui dénoue la pièce. Pendant que le comte Almaviva serre tendrement la taille de la comtesse, qu'il prend pour Suzanne, Figaro raconte ses chagrins à Suzanne, qu'il croit être la comtesse. Quand il a reconnu le subterfuge, comme il voit le comte s'avancer vers eux, il se met à genoux devant la fausse comtesse et lui baise la main, de sorte qu'Almaviva croit bel et bien les surprendre en flagrant délit et il convie toute sa maison à témoigner de son déshonneur. Suzanne alors se fait reconnaître, et le grand seigneur, deux fois pris pour dupe dans le même moment, laisse à Figaro et à Suzanne tous les honneurs de « cette folle journée ».

INSPIRATIONS ET MISE EN SCÈNE

Comme « le Barbier », mieux que « le Barbier », « le Mariage de Figaro », plein de détails charmants, et dont le style étincelle d'esprit, est charpenté avec cette science de la scène qu'il faut admirer dans Beaumarchais.

« Le Mariage de Figaro », dit M. de Loménie, offre des aliments pour tous les goûts ; il y a de l'analyse philosophique même dans les parties où, comme dit Sedaine dans une lettre à Beaumarchais, la philosophie prend des allures de Polichinelle; il y a des traits de caractère bien sentis et, vivement rendus, des effets de scène très intéressants et très habilement amenés, un dialogue peu châtié parfois ou prétentieux, mais souvent attrayant pour les esprits même les plus difficiles, par la prestesse avec laquelle les deux interlocuteurs se renvoient le volant des saillies, sans jamais le laisser tomber par terre. Il y a dans l'action générale un entrain, un brio empruntés à la comédie espagnole, qui font passer par-dessus les invraisemblances. Il y a enfin des parties de grosse gaieté et de charge qui ne sont pas celles qui ont le moins de succès. Beaumarchais n'avait pas le dédain de ces esprits trop délicats qui répugnent à se servir de certains moyens ; tout lui était bon : il voyait dans le public assemblé un grand enfant qui ne demande qu'à rire, et il ne se trompait guère ! »

Tous les types du « Barbier de Séville se retrouvent dans la pièce, mais modifiés; Almaviva est lui-même un peu vieilli, Bartholo et Basile sont passés à l'état de ganaches. Mais Figaro, qui a pris de l'âge aussi, n'en est que plus caustique ; c'est dans cette pièce qu'il lance ces mots si bien frappés qui sont encore aujourd'hui de la monnaie courante. Beaumarchais n'avait fait de Figaro, dans « le Barbier », qu'un type amusant; il avait seulement personnifié en lui l'esprit de ressources et d'intrigue. Dans « le Mariage », c'est presque un type politique.

« Figaro, dit M. H. Lucas, est un impitoyable frondeur; Figaro commence à transporter sur la scène la satire du gouvernement. Ce n'est plus la peinture générale des vices et des défauts de l'espèce humaine, c'est le tableau des abus et des torts de la société française, flagellée dans la personne du noble comte Almaviva. Il y a là de l'Aristophane. Beaumarchais, qui s'était mêlé aux hommes et aux choses du XVIIIe siècle, a su revêtir ses personnages du caractère de son époque, hostile aux puissants; et, par ce côté, il a été profondément original. Figaro frappe de tous les côtés; il n'épargne pas les « Basiles », les calomniateurs à gages, les juges ignorants et prévaricateurs, les avocats bavards et insolents, les courtisans avides, les grands seigneurs orgueilleux qui ne se sont « donné que la peine de naître » pour être plus que lui ; il défend sa fiancée contre la séduction avec un noble courage; il l'arrache des griffes de son maître, et quel maître ! Figaro lutte avec la puissance de l'esprit. Figaro, c'est le peuple bien appris de ses droits, qui se fait reconnaître par l'adresse et la ruse, en attendant qu'il domine et impose sa volonté. »

RÉCEPTION À LA PREMIÈRE REPRÉSENTATION

La représentation du « Mariage de Figaro » fut tout un événement. Longtemps arrêtée par la censure, par Louis XVI lui-même, qui la trouvait détestable, la pièce circulait manuscrite et était connue de presque tout Paris avant d'avoir vu la rampe. Dès qu'elle eut été jouée, l'accueil bruyant que lui fit le vrai public, les cabales des courtisans pour la faire tomber lui valurent le succès le plus extraordinaire.

Parmi le nombre incalculable d'épigrammes haineuses que son chef-d’œuvre valut à Beaumarchais, nous choisirons celle-ci, qui est la mieux tournée et la plus méchante :

« Je vis hier, du fond d'une coulisse,

L'extravagante nouveauté

Qui, triomphant de la police,

Profanait des Français le spectacle enchanté.

Dans ce drame honteux, chaque acteur offre un vice,

Bien personnifié dans toute son horreur;

Bartholo nous peint l'avarice ;

Almaviva, le suborneur;

Sa tendre moitié, l'adultère,

Et Double-main, un plat voleur;

Marceline est une mégère,

Basile un calomniateur.

Fanchette... L’innocente est bien apprivoisée;

Et, tout brûlant d'amour, le gentil Chérubin

Est, pour bien dire, un fieffé libertin

Protégé par Suzon, fille plus que rusée,

Prenant aussi sa part du page, favori

De la dame et de son mari.

Quel bon ton, quelles mœurs cette intrigue rassemble !

Pour l'esprit de l'ouvrage, il est chez Brid'oison;

Et quant à Figaro, le drôle à son patron

Si scandaleusement ressemble,

Il est si frappant qu'il fait peur;

Mais pour voir à la fin tous les vices ensemble,

Le parterre en chorus à demandé l'auteur. »

Ce qui peint à merveille l'époque, c'est que Marie-Antoinette, le comte de Vaudreuil et les Polignac étaient les plus ardents défenseurs du « Mariage de Figaro » qu'ils firent jouer secrètement sur le théâtre des Menus-Plaisirs, et ils plaidèrent chaleureusement pour la représentation publique. Cette comédie était le premier acte de la Révolution française.

 

 

Source : Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle par Pierre Larousse, Tome X, Paris, Administration du grand dictionnaire universel, 1866, pp. 1183-1184.

 

 

Biographie

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, né le 24 janvier 1732 à Paris, est un célèbre écrivain et homme d’affaire français du Siècle des Lumières. Horloger brillant, il se rapproche de la Cour à partir de 1759 en enseignant la harpe aux filles de Louis XV. Beaumarchais est régulièrement chargé de missions secrètes par le roi ; en 1775, il est envoyé à Londres pour récupérer des documents secrets, et l’année suivante, il vend des armes et envoie une flotte privée pour soutenir les indépendantistes aux Etats-Unis d’Amérique. À cette époque, il multiplie les bonnes actions en tout genre (il entreprend la publication d’ouvrages censurés, notamment ceux de Voltaire) et écrit ses premières pièces : « Eugénie » en 1767, puis « Les Deux Amis » en 1770, qui n’obtiennent pas un vif succès. « Le Ba...

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Biographie

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, né le 24 janvier 1732 à Paris, est un célèbre écrivain et homme d’affaire français du Siècle des Lumières. Horloger brillant, il se rapproche de la Cour à partir de 1759 en enseignant la harpe aux filles de Louis XV. Beaumarchais est régulièrement chargé de missions secrètes par le roi ; en 1775, il est envoyé à Londres pour récupérer des documents secrets, et l’année suivante, il vend des armes et envoie une flotte privée pour soutenir les indépendantistes aux Etats-Unis d’Amérique. À cette époque, il multiplie les bonnes actions en tout genre (il entreprend la publication d’ouvrages censurés, notamment ceux de Voltaire) et écrit ses premières pièces : « Eugénie » en 1767, puis « Les Deux Amis » en 1770, qui n’obtiennent pas un vif succès. « Le Barbier de Séville » lui confère une certaine notoriété, mais c’est en 1784 qu’il obtient l’ultime consécration avec « le Mariage de Figaro ». En 1790, il se rallie étroitement à la Révolution, mais est discrédité par de sinistres affaires qui le contraignent à l’exil. Alors qu’il compose ses mémoires, Il retourne à Paris en 1796, où il meurt injustement oublié de la masse le 18 mai 1799.


Informations sur l'ouvrage

Nom La folle Journée, ou Le mariage de Figaro , comédie en 5 actes, en prose, par M. de Beaumarchais, représentée pour la première fois par les Comédiens français ordinaires du Roi, le mardi 27 avril 1784
Auteur Beaumarchais, Pierre-Augustin Caron de (1732-1799)
Biographie Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, né le 24 janvier 1732 à Paris, est un célèbre écrivain et homme d’affaire français du Siècle des Lumières. Horloger brillant, il se rapproche de la Cour à partir de 1759 en enseignant la harpe aux filles de Louis XV. Beaumarchais est régulièrement chargé de missions secrètes par le roi ; en 1775, il est envoyé à Londres pour récupérer des documents secrets, et l’année suivante, il vend des armes et envoie une flotte privée pour soutenir les indépendantistes aux Etats-Unis d’Amérique. À cette époque, il multiplie les bonnes actions en tout genre (il entreprend la publication d’ouvrages censurés, notamment ceux de Voltaire) et écrit ses premières pièces : « Eugénie » en 1767, puis « Les Deux Amis » en 1770, qui n’obtiennent pas un vif succès. « Le Barbier de Séville » lui confère une certaine notoriété, mais c’est en 1784 qu’il obtient l’ultime consécration avec « le Mariage de Figaro ». En 1790, il se rallie étroitement à la Révolution, mais est discrédité par de sinistres affaires qui le contraignent à l’exil. Alors qu’il compose ses mémoires, Il retourne à Paris en 1796, où il meurt injustement oublié de la masse le 18 mai 1799.
Date de publication 1 janv. 1785
Siècle XVIII
Éditeur [s.n.] (Lyon)
Langue Français
Source Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-YTH-7406
Thème Littérature

Impression : Doc carré collé - papier bouffant 80g - couverture ivoire texturée - Noir & Blanc

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