Résumé
Les Métamorphoses d’Ovide, poème mythologique en quinze chants, constituent un des plus brillants monuments de la poésie latine. Vaste épopée cyclique embrassant tous les principaux faits de la mythologie et des temps fabuleux, les « Métamorphoses » parcourent dans leur ensemble tout le cycle des croyances religieuses et mythologiques de l'antiquité, depuis le chaos, l'âge d'or et le déluge jusqu'aux temps historiques de Rome.
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"LES MÉTAMORPHOSES" D'OVIDE : RÉSUMÉ DÉTAILLÉ
« Métamorphose (LES), poème mythologique en quinze chants, d'Ovide, un des plus brillants monuments de la poésie latine. C'est une vaste épopée cyclique, qui embrasse tous les principaux faits de la mythologie et des temps fabuleux. Le poète y observe autant que possible l'ordre chronologique ; il a su réunir toutes les fables disparates, au nombre de deux cents quarante-six par un lien léger et flexible, que d'ingénieux artifices conduisent avec honneur jusqu'au terme.
Il est difficile de désigner les tableaux les plus brillants de cette riche galerie, parmi lesquels on distingue toutefois : la description du palais du Soleil, les fables de Pyrame et Thisbé, de Céyx et Alcyone, de Myrrha, de Philémon et Baucis, la dispute des armes d'Achille entre Ulysse et Ajax, le combat des Centaures et des Lapithes, la légende d'Actéon et de Diane. On remarque aussi parmi les descriptions épiques : l'âge d'or, le déluge ; parmi les fables gracieuses : l'enlèvement d'Europe, les légendes de Narcisse, d'Echo, d'Hermaphrodite, etc. Chaque épisode est généralement clos par la métamorphose du personnage principal, et la mythologie antique était assez riche en transformations de ce genre pour fournir d'innombrables récits ; ceux qui étaient réfractaires à ce cadre y sont entrés tout de même par un artifice du poète, qui se contente alors de la métamorphose du narrateur. Un autre qu'Ovide, Lucrèce par exemple, aurait tiré de cette donnée un enseignement philosophique, la persistance et l'unité de la matière sous les transformations successives. Ovide aperçut bien cette conclusion, et il ouvre en effet son XVe chant par d'admirables vers, tirés de la doctrine de Pythagore : « Tout change, rien ne périt ; le souffle vital erre d'un lieu dans un autre, anime tous les corps, l'animal après l'homme, l'homme après l'animal, et il ne meurt jamais ; comme la cire docile qui reçoit toutes les empreintes et sous des formes variées demeure toujours la même, l'âme aussi reste toujours la même sous les diverses apparences des corps où elle émigré. Toute forme est éphémère. » Mais l'imagination brillante d'Ovide ne pouvait se complaire dans les développements d'une donnée abstraite ; ce qu'il a cherché dans les « Métamorphoses » mythologiques, c'est une source de descriptions et de récits littéraires propres à mettre en relief la richesse et la grâce de son talent. Ainsi de même, de nos jours, quelques écrivains ont utilisé le christianisme comme source d'inspirations poétiques.
« Où ne se trouve pas, dit M. Nisard, l'éloge maintenant épuisé de ce poème, la Bible des poètes, comme on l'appelait dans le XVe siècle ? Les uns en ont admiré le plan aussi vaste que bien rempli, dans lequel se déroule à nos yeux l'histoire la plus complète et la plus attachante des croyances et divinisations philosophiques de l'antiquité païenne ; les autres, l'unité si difficile à maintenir au milieu de l'inconcevable multiplicité de personnages et d'idées qui s'y pressent ; l'ordre et l'harmonie qui règnent dans ce désordre apparent et avec cette liberté d'une imagination inquiète et mobile ; la solidité de cette trame si longue où se tiennent, sans se confondre, les fils déliés qui la composent ; ceux-ci, l'érudition prodigieuse qu'atteste un pareil ouvrage, et ils ont cité, faisant grâce du nom des autres, jusqu'à quarante-huit auteurs comme étant les sources principales auxquelles a puisé Ovide ; ceux-là enfin, les grâces infinies de la diction, la richesse du style et l'inépuisable variété d'expressions si nécessaire dans un poème de douze mille vers. Tous ces mérites ont fait justement l'admiration des critiques et feront à jamais celle des âges futurs. »
Dans leur ensemble, les « Métamorphoses » parcourent tout le cycle des croyances religieuses et mythologiques de l'antiquité, depuis le chaos, l'âge d'or et le déluge, qui ont fourni au poète le texte de ses descriptions les plus brillantes, jusqu'aux temps historiques de Rome ».
Source : Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle par Pierre Larousse, Tome XI, Paris, Administration du grand dictionnaire universel, 1866, pp. 137-138.
Biographie
« OVIDE (Publius Ovidius Naso) poète latin, né à Sulmone, dans les Abruzzes, en 43 av. J.-C, mort à Tomes, sur le Pont-Euxin, l'an 16 de notre ère moderne. Une destinée singulière, une existence passée moitié dans les délices de Rome, moitié dans les neiges de la Scythie, un exil dont les causes sont restées mystérieuses, par-dessus tout une muse aimable, familière et touchante, tout commande l'attention et l'intérêt dans la biographie comme dans les œuvres de ce poète ».
Source : Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle par Pierre Larousse, Tome XI, Paris, Administration du grand dictionnaire universel, 1866, p. 1603.
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Biographie
« OVIDE (Publius Ovidius Naso) poète latin, né à Sulmone, dans les Abruzzes, en 43 av. J.-C, mort à Tomes, sur le Pont-Euxin, l'an 16 de notre ère moderne. Une destinée singulière, une existence passée moitié dans les délices de Rome, moitié dans les neiges de la Scythie, un exil dont les causes sont restées mystérieuses, par-dessus tout une muse aimable, familière et touchante, tout commande l'attention et l'intérêt dans la biographie comme dans les œuvres de ce poète ».
Source : Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle par Pierre Larousse, Tome XI, Paris, Administration du grand dictionnaire universel, 1866, p. 1603.
Informations sur l'ouvrage
| Nom | Les Métamorphoses d'Ovide (2e éd) / traduction française de Gros, refondue... par M. Cabaret-Dupaty,... ; et précédée d'une notice sur Ovide par M. Charpentier |
|---|---|
| Auteur | Ovide (0043 av. J.-C.-0017) |
| Biographie | « OVIDE (Publius Ovidius Naso) poète latin, né à Sulmone, dans les Abruzzes, en 43 av. J.-C, mort à Tomes, sur le Pont-Euxin, l'an 16 de notre ère moderne. Une destinée singulière, une existence passée moitié dans les délices de Rome, moitié dans les neiges de la Scythie, un exil dont les causes sont restées mystérieuses, par-dessus tout une muse aimable, familière et touchante, tout commande l'attention et l'intérêt dans la biographie comme dans les œuvres de ce poète ». Source : Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle par Pierre Larousse, Tome XI, Paris, Administration du grand dictionnaire universel, 1866, p. 1603. |
| Date de publication | 1 janv. 1866 |
| Siècle | XIX |
| Éditeur | Garnier frères (Paris) |
| Langue | Français |
| Source | Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, Z-18957 (6) |
| Thème | Littérature |
