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Les trois mousquetaires / [par Alexandre Dumas]

Par Dumas, Alexandre (1802-1870)

Format : 15x22 cm - 166 pages

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Les trois mousquetaires / [par Alexandre Dumas]
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Résumé

« Mousquetaire* (LES TROIS), roman d'Alexandre Dumas (1844, 8 vol. in-so). Les Trois mousquetaires méritent une place a part parmi ces prodigieux romans de cape et d'épée à l'aide desquels Alexandre Dumas a entrepris d'écrire à sa façon l'histoire de France. Rien de plus mouvementé et de plus intéressant ; on est comme entraîné, à la lecture, dans le courant d'aventures de ces héros dont le courage, l'esprit et l'entrain vous captivent de volume en volume et ne vous laissent pas le temps de respirer. Leurs hauts faits se trouvent mêlés le plus naturellement du monde aux grands événements de l'époque, au point de vous faire illusion. On est tenté, après avoir lu les Trois mousquetaires, d'accuser d'ignorance les historiens qui les ont oubliés parmi les acteurs principaux de cette sanglante tragédie qu'on nomme le ministère de Richelieu, Les trois mousquetaires sont au nombre de quatre, a-t-on dit spirituellement ; Alexandre Dumas n'a pas eu tort non plus en disant les trois mousquetaires, car le quatrième ne devient mousquetaire qu'au milieu du roman. Leurs noms sont Athos, Porthos, Aramis et d'Artagnan ; chacun a sa personnalité bien tranchée. Athos, de son vrai nom le comte de La Fère, est le type du gentilhomme accompli. Porthos, ou M. du Vallon, est la personnification de la force physique. Aramis, le chevalier d'Herblay, fait son noviciat pour entrer dans les ordres sous la casaque de mousquetaire ; c'est la finesse du jésuite sous le manteau du soldat. D'Artagnan, le quatrième, est un véritable compatriote de Henri IV, brave et rusé comme un Gascon. Unis par l'amitié, ces quatre hommes accomplissent des prodiges d'audace et d'habileté, et tiennent tête à Richelieu lui-même. Nous n'entrerons pas dans les détails de cette singulière épopée, dont les héros marquent les étapes par de furieux coups d'épée. L'épisode principal est celui-ci : Anne d'Autriche, dans un moment de faiblesse, a donné à Buckingham une parure de diamants. Louis XIII, sur un conseil de Richelieu, ordonne a la reine de montrer cette parure dans un bal, et nos quatre braves partent pour aller la chercher en Angleterre. Trois sont arrêtés en route, mais d'Artagnan surmonte tous les obstacles, parvient jusqu'au duc, rapporte la parure et sauve la reine en confondant Richelieu. L'adversaire le plus sérieux contre lequel il a dû lutter est une femme. Les hommes, son épée l'en a promptement débarrassé. Cette femme, appelée Milady, et qui est l'agent secret de Richelieu, le romancier en a fait le type achevé de la perversité. Bigame, elle empoisonne son second mari, se prostitue à ceux qui peuvent servir ses vengeances, tente plusieurs fois de faire assassiner d'Artagnan, qui a découvert son secret, met le poignard a la main du fanatique Felton, qui tue Buckingham et empoisonne la maitresse de d'Artagnan. Tant de forfaits trouvent enfin leur châtiment. Tombée au pouvoir des quatre inséparables, elle s'entend condamner à mort par ce tribunal secret, sans espoir de pardon ; car elle a reconnu son premier mari, le comte de La Fère, sous l'uniforme du mousquetaire Athos. Sa mort termine le roman. Alexandre Dumas lui a donné une suite dans Vingt ans après, continué lui-même par le Vicomte de Bragelonne. Disons aussi qu'il avait puisé dans les curieux Mémoires de d'Artagnan, livre presque inconnu en 1844 et auquel son roman a fait quelque réputation, les plus précieux renseignements historiques sur ce capitaine d'aventures et sur les événements auxquels il avait pris part ». Source : Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle par Pierre Larousse, Tome XI, Paris, Administration du grand dictionnaire universel, 1866, p. 643. Lire le résumé complet ...

Description

CRITIQUE LITTERAIRE DU LIVRE "LES TROIS MOUSQUETAIRES"

« Le roman d'Alexandre Dumas, les Trois mousquetaires a rendu populaire la figure de M. de Troisville ou plutôt de Trèville, comme il se fit appeler plus tard. C'était un type de droiture, d'esprit et de fierté. Il ne put jamais consentir à faire une cour servile au cardinal de Richelieu, comme la plupart des hauts personnages de l'époque. Heureusement pour lui, le roi, qui aimait peu le cardinal, le soutenait, sans quoi les duels presque journaliers qui avaient lieu entre les mousquetaires et les gardes du premier ministre auraient certainement amené la dissolution de sa compagnie, dissolution souvent demandée au roi par Richelieu. Louis XIII tint bon ; il n'était pas mécontent de ces rixes qui humiliaient Richelieu, dont les gardes, paraît-il, n'étaient pas souvent les plus forts. « C'était pour le roi un véritable plaisir d'apprendre que ses mousquetaires avaient maltraité les gardes du cardinal et réciproquement celui-ci s'applaudissait comme d'une victoire lorsque les mousquetaires avaient le dessous. » (Boullier, Histoire de la maison militaire des rois de France.) Mazarin hérita de la compagnie des gardes de Richelieu et de sa haine contre les mousquetaires. Louis XIII étant mort, Mazarin, maître du pouvoir sous la régence d'Anne d'Autriche, supprima les mousquetaires (1646) ; mais il les fit réorganiser en 1657 sur d'autres bases, avec son neveu, Philippe, duc de Nevers, pour son capitaine-lieutenant ; comme Louis XIII, Louis XIV prit le titre de capitaine des mousquetaires. Mazarin, en 1660, ayant donné au roi sa compagnie de gardes, qui portaient aussi le nom de mousquetaires, il y en eut dès lors deux compagnies. Cette seconde compagnie, équipée sur le même pied que la première, n'entra en service qu'en 1663, lors de l'expédition de Lorraine ; le roi en était également capitaine. Elles étaient fortes chacune de 300 hommes dans cette expédition et n'en comptèrent plus que 250 à la paix ; en campagne, les enrôlements volontaires de gentilshommes en portaient l'effectif à un nombre illimité.

POUR ALLER PLUS LOIN…

Le nom de mousquetaires gris et mousquetaires noirs qu'on leur donnait quelquefois provenait, non de la couleur de leurs costumes qui peu à peu arrivèrent à être presque identiques, mais de la robe de leurs chevaux. Les chevaux de la  1ere compagnie étaient gris ou blancs ; ceux de la 2e étaient   noirs ; les premiers logeaient rue du Bac et les second au faubourg Saint-Antoine, dans deux belles casernes que Louis XIV leur fit construire. Le cadre des officiers se composait, pour chaque compagnie : de 1 capitaine-lieutenant, 2 sous-lieutenants, 2 enseignes, 2 cornettes, 6 porte-étendards, 1 porte-drapeau, 2 aides-majors, 8 maréchaux des logis, 4'brigadiers et 16 sous-brigadiers. Après avoir été armés exclusivement du mousquet, ils reçurent le fusil ; les officiers n'avaient que l'épée et les pistolets ; il en était de même, à cheval, des maréchaux des logis et des brigadiers ; à pied, ceux-ci étaient armés de la hallebarde, comme les sergents des autres corps.

Les mousquetaires faisaient leur service, exécutaient leurs manœuvres à pied et à cheval ; à pied avec le drapeau, les tambours et les fifres, à cheval avec les étendards et les trompettes. Les drapeaux et étendards étaient de satin blanc ; ceux de la  compagnie portaient une bombe en l’air tombant sur une ville, avec cette inscription : « Quo ruit it let hum » ; ceux de la 26 portaient un faisceau de douze dards empennés, la pointe en bas, avec la devise : « Alterius Jovis altéra tela ». En campagne, les deux compagnies de mousquetaires logeaient au quartier du roi, le plus près possible, l'une à droite, l'autre à gauche. Quand le roi n'était pas à l'armée, un détachement faisait le service auprès du commandant en chef.

Le costume des mousquetaires fut longtemps la casaque, semblable à celle des autres gardes. En 1668, après leur réorganisation, chaque compagnie eut un uniforme particulier et la soubreveste, espèce de gilet très-long qui tombait presque aux genoux ; pour le combat, ils dépouillaient la casaque, comme maintenant les cavaliers laissent le manteau, et ne gardaient que la soubreveste ; en 1673, Louis XIV leur donna un uniforme commun, casaque et soubreveste en drap bleu galonné d'or ; la 2e compagnie ne se distinguait que par quelques fils d’argent dans le galon. (Les uniformes étaient fournis par le roi. La marque distinctive des mousquetaires consistait en quatre grandes croix blanches qu'ils portaient aussi bien sur la soubreveste que sur la casaque, une par devant, une par derrière et une de chaque côté. C'était, avant eux, le signe de la cavalerie française ; on les portait brodées sur les hoquetons et cet usage remontait probablement aux croisades. Outre cet uniforme, les mousquetaires étaient tenus d'avoir, à leurs frais un habillement de drap écarlate, veste et parement de même couleur, avec boutons et boutonnières d'or pour les mousquetaires gris, et d'argent pour les mousquetaires noirs. Ce costume écarlate fut cause que les mousquetaires portèrent aussi le nom de maison rouge du roi.

Orgueilleux de leur bonne tenue, de leur discipline, de leur noblesse, les mousquetaires déployaient le plus grand luxe ; leur nom était synonyme d'élégance et de courage. Les cadets des plus grandes familles s'enorgueillissaient de servir dans ces compagnies d'élite qui, du reste, en maintes occasions, méritèrent par leur bravoure les faveurs dont on les comblait. Les mousquetaires se firent surtout remarquer dans la campagne de 1672, au siège de Valenciennes (1677), à la bataille de Fontenoy (1745) et à Cassel (1766). Le duc de Bourgogne, dauphin, était mousquetaire, et, pour ne pas exciter de jalousie, il appartenait aux deux compagnies, dont il portait alternativement le costume. Louis XVI supprima les mousquetaires en 1775, pour raison d'économie, et les réorganisa en 1789. Peu après, ils furent licenciés par la République. Lors de la première Restauration en 1814, ils réapparurent, niais pour peu de temps ; on les supprima définitivement en 1815 ».

Source : Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle par Pierre Larousse, Tome  XI,  Paris, Administration du grand dictionnaire universel, 1866, pp. 642-643.

Biographie

« M. Dumas, doué d'une imagination vive et d'une facilité de style incroyable, est, sans contredit, le premier amuseur du XIXe siècle, et, cependant nous croyons que ce sont les parties de son œuvre qui ont le moins réussi auprès des masses qui feront vivre le nom de leur auteur. Doué d'une activité et d'une organisation exceptionnelles, il peut passer pour le juif errant de la littérature et de son époque. Il marche, marche toujours, glisse parfois, mais se relève, grâce à une étincelle de sincérité et de cœur que tous ses travers n'ont pu éteindre ».

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Biographie

« M. Dumas, doué d'une imagination vive et d'une facilité de style incroyable, est, sans contredit, le premier amuseur du XIXe siècle, et, cependant nous croyons que ce sont les parties de son œuvre qui ont le moins réussi auprès des masses qui feront vivre le nom de leur auteur. Doué d'une activité et d'une organisation exceptionnelles, il peut passer pour le juif errant de la littérature et de son époque. Il marche, marche toujours, glisse parfois, mais se relève, grâce à une étincelle de sincérité et de cœur que tous ses travers n'ont pu éteindre ».


Informations sur l'ouvrage

Nom Les trois mousquetaires / [par Alexandre Dumas]
Auteur Dumas, Alexandre (1802-1870)
Biographie « M. Dumas, doué d'une imagination vive et d'une facilité de style incroyable, est, sans contredit, le premier amuseur du XIXe siècle, et, cependant nous croyons que ce sont les parties de son œuvre qui ont le moins réussi auprès des masses qui feront vivre le nom de leur auteur. Doué d'une activité et d'une organisation exceptionnelles, il peut passer pour le juif errant de la littérature et de son époque. Il marche, marche toujours, glisse parfois, mais se relève, grâce à une étincelle de sincérité et de cœur que tous ses travers n'ont pu éteindre ».
Date de publication 1 janv. 1883
Siècle XIX
Éditeur Marescq (Paris)
Langue Français
Source Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 4-Y2-879
Thème Littérature

Impression : Doc carré collé - papier bouffant 80g - couverture ivoire texturée - Noir & Blanc

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