Résumé
Engagés dans des camps opposés pendant la guerre civile anglaise, d'Artagnan et Porthos sont envoyés par Mazarin porter un message à Cromwell, tandis qu'Aramis et Athos, appelés par Lord de Winter, portent secours au roi Charles 1er. Tous doivent s'unir pour affronter l’éminence grise de Cromwell : Mordaunt, fils de Milady, qui a juré de châtier les assassins de sa mère, et qui a déjà assassiné de Winter et le bourreau.
Les mousquetaires tentent vainement de sauver Charles 1er, que Mordaunt exécute. Leur dernier affrontement se déroule en mer, Mordaunt étant finalement poignardé par Athos. Les quatre amis regagnent la France où d'Artagnan et Porthos sont emprisonnés par Mazarin. Ils s'échappent en enlevant le cardinal, auquel les quatre extorquent la signature de la paix de Rueil. Lors d'un dernier combat contre les frondeurs, d'Artagnan est contraint de tuer Rochefort, tandis que Porthos assomme cette canaille de Bonacieux.
Sources :
Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle par Pierre Larousse, Tome XV, Paris, Administration du grand dictionnaire universel, 1866, p. 993.
http://www.dumaspere.com/pages/dictionnaire/vingt_ans_apres.html
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CRITIQUE LITTERAIRE DE VINGT ANS APRES DE DUMAS
Nous n'insisterons pas sur le côté historique de ce roman ; les faits du commencement du règne de Louis XIV et le caractère de ce monarque sont assez connus pour nous dispenser de commentaires. Quant au mérite littéraire de l'ouvrage, il est incontestable. Le récit est toujours vif, animé, dramatique, le dialogue saisissant de naturel et pétillant d'esprit ; mais la composition est vicieuse. Les différents épisodes ont plutôt l'air de se succéder que de s'enchaîner ; on dirait que l'auteur les a écrits séparément, puis ensuite les a arrangés pour les faire rentier dans son cadre. Tantôt c'est d'Artagnan, tantôt c'est Raoul qui disparaissent pendant des volumes entiers ; c'est évidemment là une faute. Un principe fondamental, en littérature, est que les héros d'une histoire doivent toujours être présents sinon de corps, au moins par la part qu'ils prennent aux événements, et le rôle de Raoul est trop peu accentué. En résumé, le Vicomte de Bragelonne est un roman dont les différents chapitres sont intéressants, mais mal reliés entre eux, ce qui souvent les fait paraître un peu longs. Il est inférieur à Vingt ans après, ouvrage qui déjà ne vaut pas les Trois mousquetaires ».
Source : Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle par Pierre Larousse, Tome XV, Paris, Administration du grand dictionnaire universel, 1866, p. 993.
Biographie
« M. Dumas, doué d'une imagination vive et d'une facilité de style incroyable, est, sans contredit, le premier amuseur du XIXe siècle, et, cependant nous croyons que ce sont les parties de son œuvre qui ont le moins réussi auprès des masses qui feront vivre le nom de leur auteur. Doué d'une activité et d'une organisation exceptionnelles, il peut passer pour le juif errant de la littérature et de son époque. Il marche, marche toujours, glisse parfois, mais se relève, grâce à une étincelle de sincérité et de cœur que tous ses travers n'ont pu éteindre ».
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Biographie
« M. Dumas, doué d'une imagination vive et d'une facilité de style incroyable, est, sans contredit, le premier amuseur du XIXe siècle, et, cependant nous croyons que ce sont les parties de son œuvre qui ont le moins réussi auprès des masses qui feront vivre le nom de leur auteur. Doué d'une activité et d'une organisation exceptionnelles, il peut passer pour le juif errant de la littérature et de son époque. Il marche, marche toujours, glisse parfois, mais se relève, grâce à une étincelle de sincérité et de cœur que tous ses travers n'ont pu éteindre ».
Informations sur l'ouvrage
| Nom | Vingt ans après, suite des "Trois mousquetaires", par M. Alexandre Dumas |
|---|---|
| Auteur | Dumas, Alexandre (1802-1870) |
| Biographie | « M. Dumas, doué d'une imagination vive et d'une facilité de style incroyable, est, sans contredit, le premier amuseur du XIXe siècle, et, cependant nous croyons que ce sont les parties de son œuvre qui ont le moins réussi auprès des masses qui feront vivre le nom de leur auteur. Doué d'une activité et d'une organisation exceptionnelles, il peut passer pour le juif errant de la littérature et de son époque. Il marche, marche toujours, glisse parfois, mais se relève, grâce à une étincelle de sincérité et de cœur que tous ses travers n'ont pu éteindre ». |
| Date de publication | 1 janv. 1846 |
| Siècle | XIX |
| Éditeur | J.-B. Fellens et L.-P. Dufour (Paris) |
| Langue | Français |
| Source | Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, Y2-2295 |
| Thème | Littérature |
